14/10/2010

RUINES DE GORTYNE.

Catégorie : Site archéologique


Horaire d'ouverture
Eté 8 h à 19 h.
 
Tarifs
Adulte 4 Euro

 
 Adresse
GR-70012 Aghioi Deka Tel : +30 28 920 31144
 
Renseignements pratiques
36 km au sud-ouest d'Iráklio. Le bus à destination de Festós s'arrête à Gortyne. Il faut compter env. 10 minutes à pied.

ruines de gortyne.jpg

Odéon construit au temps de Trajan (IIe ap J.-C)
Photo Ministère Grec de la Culture

 
Descriptif
Ancienne ville du sud de la Crète, dans la plaine de Massara, dont les origines remontent à l'époque minoenne. Important centre de la Crète dorienne, elle fut la rivale de Cnossos et lui disputa constamment la domination de l'île. Ville morte dont les ruines, dispersées sous de magnifiques oliviers, donnent une idée de ce que put être, à l'époque romaine, une capitale provinciale, on y voit la plupart des bâtiments publics et religieux que devait comporter une telle cité. Gortyne fut, en effet, le chef-lieu de la province de Crète et de Cyrénaïque.

Basilique Haghios Titos
Cette église dédiée à Saint Tite dont il reste surtout l'abside, fut construite, selon
P. Lermerle, au VII e ou au VIll e s. Elle combine le plan de la basilique paléochrétienne
et celui de l'église construite sur plan cruciforme. La basilique s'élevait près de l'une
des deux agorai de Gortyne, dont on ne découvrit que de rares vestiges. L'agora la
plus ancienne, qui datait du VI e s., était associée au culte d'Apollon pythien.

Odéon
Il fut construit au temps de Trajan, au début du II e ap. J.-C. On remarque surtout, gravées sur des blocs de pierre provenant d'un édifice plus ancien, les fameuses lois de Gortyne (abritées et protégées par des grilles). Datées du V e av. J.-C., elles sont rédigées en dialecte dorien et dans un alphabet particulier. Elles distinguent quatre catégories de personnes : les hommes libres, groupés ou non en hétairies, les serfs, attachés à la terre mais auxquels il est reconnu certains droits de propriété, en particulier celui de posséder du bétail et certains biens meubles, et enfin les esclaves. Elles concernent, en outre, les règles régissant la liberté de l'individu, statuent des cas de violence contre sa personne, de la division patrimoniale, des successions, des donations, etc.

 

Historique
Une cité ambitieuse
Le site de l'acropole abrita un modeste petit habitat dès l'époque submycénienne, mais il ne prit de l'importance qu'à partir de l'époque archaïque (fin du VII e s. av. J.-C.). Gortyne se substitua à Phaistos comme capitale de la Messara.

Son histoire n'est vraiment connue qu'à partir du IV e s. av. J.-C., époque à laquelle elle luttait avec Cnossos pour acquérir la suprématie sur l'île. Elle rechercha l'alliance de la Macédoine et fit partie, au Ill e s., du «koinon crétois», association qui groupait quelques-unes des principales cités de l'île. Elle prit part à la guerre de Lyttos (220 av. J.-C.), contre Cnossos. Bien que par la suite elle cherchât à se concilier les faveurs de Rome, elle donna asile au Carthaginois Hannibal en 189.

Enfin la capitale de la Crète
Ce que Gortyne ne put obtenir du temps de son indépendance lui fut enfin accordé sous la domination romaine. Après la conquête de l'île (69-67 av. J.-C.), les Romains en firent, en effet, la première cité de la Crète et la capitale de l'île et de la Cyrénaïque réunies en une seule province.

Au IV e s., l'empereur Constantin le Grand détacha la Cyrénaïque de la Crète, mais Gortyne fut toujours la capitale de l'île et ainsi, dès les premiers temps du christianisme, elle devint une grande métropole religieuse. Elle déclina assez tôt sans doute au moment de l'occupation arabe qui se prolongea pendant plus de 130 ans (827 -961).

 

Commentaires

merci marie Rose de passer régulierement sur mon blog
Gros bisousssssssss

Écrit par : nicole | 16/10/2010

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